L'Administration de l'OCEAC 

 
 
Origine 
Doctrine 
Structure 
Ressources en personnels 
Ressources financières 

 
 

Origines

L’Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) a été créée en 1963 sur l’initiative du Docteur S. P. TCHOUNGUI alors Ministre de la Santé Publique de la République Fédérale du Cameroun.

A cette époque existait déjà depuis 1960 un organisme similaire pour les pays d’Afrique de l’Ouest: l’OCCGE ou Organisation de Coopération et de Coordination pour la lutte contre les Grandes Endémies dont le siège est à Bobodioulasso (Burkina Fasso).

Au cours de la première réunion ministérielle tenue à Yaoundé en 1965, le Docteur R. LABUSQUIERE devait se voir confier la tâche de Secrétaire Général permanent.

L’OCEAC est un établissement public de caractère international. Son siège est situé à Yaoundé.

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Doctrine

De sa vocation initiale - coordonner la lutte contre les endémies en Afrique Centrale - l’OCEAC a conservé la préoccupation d’apporter aux structures nationales de santé une valeur ajoutée spécifique, liée à sa dimension régionale.

Aujourd’hui, son objectif est d’optimiser les stratégies de lutte par la recherche scientifique, l’expertise et la formation. Pour parvenir plus sûrement à des résultats applicables, l’OCEAC concentre actuellement ses moyens sur le paludisme et la trypanosomiase.

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Structure

Le Comité Ministériel Inter Etats (CMIE) regroupe les six Ministres de la Santé Publique de la Sous Région Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine et Tchad). Le président en exercice est élu pour deux ans parmi ses membres.
 


Le Bâtiment administratif


 


Le Secrétariat Général, est composé:

- d’un Secrétaire Général permanent,
- d’un Directeur Scientifique et Technique, adjoint technique
- d’un Chef du Département Administration et Finances, adjoint administratif
- de trois laboratoires:
  • de recherches sur le paludisme
  • de recherches sur les trypanosomiases
  • de Santé Publique
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    Ressources en personnels

    Les personnels de l’OCEAC proviennent de différents horizons:

    - le Secrétaire Général par tradition de nationalité Congolaise
    - des assistants techniques de la coopération française au nombre de cinq
    - des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD/ex ORSTOM) au nombre de dix
    - du personnel de complément africain au nombre de 28 (laborantins, secrétaires, chauffeurs ...)
    - des stagiaires en maîtrise ou en thèse, des boursiers des Etats membres
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    Ressources financières

    Budget proprement dit de l’OCEAC

    Chaque Etat Membre contribue au fonctionnement de l’Organisation selon un pourcentage défini en Comité Ministériel. Le budget programme pour l’exercice 1999 a été approuvé à hauteur de 1 728 250 FF.

    Assistances étrangères

    Le Fonds d’Aide et de Coopération de la République Française

    Il constitue la plus grande part du financement de la recherche. Il s’articule autour de trois thèmes: le paludisme, la trypanosomiase et l’appui à la recherche.

    le FAC " Programme Fédérateur Paludisme "

    Il se compose de neuf projets pour un montant total de 1 525 000 FF sur trois ans. Les principaux projets sont:

    + Mise en place d'un réseau de surveillance du paludisme dans des hôpitaux sentinelles d'Afrique Centrale
    + Evaluation de la prise en charge des accès fébriles et de la consommation des foyers en matière de santé
    + Évaluation de la sensibilité des Anophèles aux pyréthrinoïdes
    + Évaluation de nouveaux insecticides
    + Évaluation, au Cameroun, de nouvelles stratégies thérapeutiques en réponse à une diminution de sensibilité de Plasmodium falciparum aux antipaludiques en milieu urbain
    Le FAC " Lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine "

    Il s’articule autour de deux axes: la coordination régionale et la recherche

    La coordination régionale est destinée à renforcer la lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) entre les Etats appartenant au champ d’intervention de la coopération française. Elle s’appuie sur les deux organismes régionaux de lutte contre les endémies que sont l’OCEAC d’une part, pour les pays d’Afrique Centrale et Australe, et l’OCCGE/IPR pour les pays d’Afrique de l’Ouest.

    Le financement de ce programme s’élève à 3 820 000 FF sur trois ans et permet d’exécuter des actions telles que:

    + Evaluation de la situation de l’endémie dans tous les pays
    + Mise en place d’un réseau d’information - communication
    + Organisation de sessions thématiques et de séminaires internationaux
    + Création d’un laboratoire de référence sur la THA
    La recherche est composée de cinq projets pour un montant total de 1 315 500 FF dont:
    + Etude sur les réservoirs de parasite de la THA par l'analyse génétique des souches
    + Evaluation opérationnelle de l'adaptation des Card Agglutination Test for Trypanosomiasis (CATT) à différents variants génétiques de Trypanosoma brucei gambiense
    + Evaluation d'une technique pour le diagnostic direct de la THA
    Le FAC " Appui à la Recherche Médicale "

    Ce projet est destiné à aider l'OCEAC dans le fonctionnement de sa structure en vue d'apporter aux Etats membres des outils et une expertise en santé publique, prolongement logique des résultats des recherches, ainsi que la formation de jeunes chercheurs avant de les intégrer dans les équipes de recherche. Il a pour but également de réunir le conseil scientifique, indispensable pour la programmation et l'évaluation scientifique.

    Son financement est de 3 000 000 FF sur trois ans.

    Les autres bailleurs de fonds

    Parallèlement aux Fonds d’Aide et de Coopération de la République Française, d’autres programmes de recherches sont financés par des bailleurs de fonds tels que la Communauté Européenne, l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), des laboratoires comme BAYER, ZENECA, PARKE DAVIS, SANOFI WINTHROP ...

    Ces programmes de recherches sont regroupés essentiellement autour du paludisme et permettent des études sur les nouveaux médicaments, les insecticides ... Le montant total de ces financements est d’environ 1 000 000 FF.

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