Comment le recevoir ?

 Documentation

 Sommaire

Le dernier Bulletin

Sortie le 10 Juin 2001. Volume 34(2)

 

Sommaire volume 34(2)


 documentation

 sommaire


  1991*1992*1993*1994*1995*1996*1997*1998 *1999*2000*2001

Sommaire volume 34(2)
La presbytie chez le noir camerounais en milieu urbain.
Le paludisme urbain à Yaoundé (Cameroun) en 2000. Etude entomologique dans le quartier central "Dakar".
Les schistosomoses dans le bassin de la Bénoué (Nord Cameroun).
La bilharziose et les géohelminthiases dans l’arrondissement de Makénéné, province du Centre, Cameroun.
New tools and new knowledge about Trypanosoma brucei gambiense infections in Cameroon.
 


La presbytie chez le noir camerounais en milieu urbain.

Bella-Hiag A.L, Ebana Mvogo C, Metogo Mbarga B.

RESUME
But de l'étude : la pratique quotidienne de l'ophtalmologie dans notre milieu nous a menés à deux constatations : la rareté de la presbytie avant l'âge de 40 ans, contrairement à ce qui est décrit dans la littérature (Loyer et al,1985), et la précocité de ce symptôme dans la population féminine. Nous avons entrepris ce travail afin d'évaluer l'âge moyen de la presbytie parmi nos patients.
Matériel et méthode : nous avons réalisé une étude rétrospective parmi les patients de plus de 30 ans ayant consulté pour une baisse visuelle de près à l'Hôpital Général de Douala sur une période de 6 ans. L'âge, le sexe, le type de réfraction utilisé, l'amétropie rencontrée étaient pris en compte.
Résultats : Parmi les 1376 dossiers répertoriés, 1077 patients âgés de 36 à 66 ans ont eu une prescription optique de presbytie. Leur âge moyen est de 44 ans et 6 mois, avec une différence statistiquement significative entre les deux sexes : 43 ans et 10 mois pour les femmes, 45 ans 3 mois pour les hommes.
La presbytie est chronologiquement retrouvée d'abord chez l'emmétrope, l'hypermétrope, l'astigmate et enfin chez le myope.
89 personnes des 371 âgées de moins de 40 ans ont eu une prescription optique plurifocale (soit 24%) dont seulement 5 après skiascopie(3.8%).
L'étude de la réfraction confirme la prépondérance des amétropies hypermétropiques dans la population camerounaise.
Conclusion : Ainsi, nous pensons que la relative précocité de la presbytie du noir camerounais est en rapport avec une hypermétropie non compensée, et que la pratique de la skiascopie sous cycloplégie doit être généralisée.

Mots-clés : Hypermétropie, Presbytie, Skiascopie.

ABSTRACT
The presbyopia among black cameroonians
Purpose : Daily practice of ophthalmology in our country leads us to two ascertainments: presbyopia is rare under 40 years old in opposite with the literature (Loyer et all, 1985), and it happens earlier among women. We attempted this study in the aim to evaluate the mean age of presbyopia in black cameroonians.
Methods : we realised a retrospective study among patients over 30 years old who complained of near vision difficulties at General Hospital of Douala during six years.
Results : 1376 files were selected; among them 1077 were far-sighted . The mean age is 44 years 6 months, statistically different between both sex : 43 years 10 months for the women, 45 years and 3 months for the men.
Presbyopia happens earlier in emmetropia, then hypermetropia, astigmatism and finally in myopia.
89 over 371 patients under 40 years old (24%) were long-sighted; but only 5 of them(3.8%) had have objective refraction. The more common ametropia in this group is hypermetropia and hypermetropic astigmatism .
Conclusion : Thus, untreated hypermetropia appears as the major cause of the low age of presbyopia among black cameroonians. We think that skiascopy must be largely used in our country.

Key words : Hypermetropia, Presbyopia, Skiascopy

Sommaire
Le paludisme urbain à Yaoundé (Cameroun) en 2000. Etude entomologique dans le quartier central "Dakar".

Nimpaye H, Van Der Kolk M, Fontenille D, Boudin C.

RESUME
Une étude longitudinale, réalisée de janvier 2000 à décembre 2000 a permis d'étudier la composition de la faune anophélienne agressive pour l'homme et la transmission du paludisme urbain dans un quartier central de la ville de Yaoundé (quartier Dakar). Quatre espèces d'anophèles ont été capturées pendant la nuit lorsque les femelles agressives se posaient sur des volontaires à l'intérieur des maisons : Anopheles gambiae, An. funestus, An. hancocki et An. nili. Les indices sporozoïtiques de An. gambiae et An. funestus étaient respectivement de 2,7%, et 1,3%. Leur taux de parturité annuels étaient de 52,5% pour An. gambiae et 54,5% pour An. funestus. Une différence non-significative (p>0,05) a été notée entre les indices sporozoitiques et les taux de parturité annuels des deux vecteurs. An. gambiae et An. funestus représentaient 98% des captures d'anophèles et ont effectué une moyenne de 4 piqûres par homme et par nuit. Le taux d'inoculation entomologique global a été estimé à 33,5 pi/h/an (piqûres infectantes par homme par an). Dans ce quartier, la transmission vectorielle a été observée toute l'année, et était assurée par An. gambiae (29,7 pi/h/an) et par An. funestus (3,8 pi/h/an).

Mots clés : Paludisme urbain, transmission, urbanisation, An. gambiae, An. funestus, Cameroun.

ABSTRACT
A longitudinal study was conducted from January 2000 to December 2000 in the Dakar quarter from Yaoundé. The aim of this survey was to capture malaria vectors and to evaluate malaria transmission. Four species of anopheline have been captured: An. gambiae, An. funestus, An. hancocki and An. nili. An. gambiae and An. funestus have been found carrying Plasmodium sporozoites in their salivary glands (sporozoite indexes of 2.7% and 1.3% of respectively). The parity rates were 52.5% for An. gambiae and 54.5% for An. funestus, without any significant differences. An. gambiae and An. funestus counted for 98% of all anopheline mosquitoes caught during the survey, with a mean value of 4 bites per man per night. The entomological inoculation rate was 33.5 infecting bites per man per year. In this quarter, transmission was observed throughout the year mostly by An. gambiae (EIR : 29.7), and secondarily by An. funestus (EIR : 3.8).

Key words : Urban malaria, transmission, town, An. gambiae, An. funestus, Cameroon.

Sommaire
Les schistosomoses dans le bassin de la Bénoué (Nord Cameroun).

Cunin P, Poste B, Djibrilla K, .Martin P.M.V.

RESUME
L'installation de S. mansoni à Bessoum, près du lac de Lagdo, dans le Nord Cameroun, favorisée par l'irrigation et la riziculture, a été à l'origine d'une épidémie de diarrhée sanglante en 1997-1998. Une enquête de prévalence des schistosomoses a été effectuée dans 10 autres villages de la rive Est de la Bénoué. S. haematobium touche tous les villages avec un taux médian de 79,4%. S. mansoni n'est focalisé qu'aux villages proches des rizières ou des canaux d'irrigation, où le taux approche ou dépasse 50% : le taux médian est de 17%. Six villages sont des foyers mixtes S. haematobium - S. mansoni. S. mansoni pourrait exploser sur le mode épidémique dans des villages où l'irrigation va être prochainement étendue.

Mots clés : Schistosoma mansoni, Schistosoma haematobium, épidémie, prévalence, irrigation, Cameroun.

Sommaire
La bilharziose et les géohelminthiases dans l’arrondissement de Makénéné, province du Centre, Cameroun.

Tchuem Tchuenté L.A, Southgate V.R, Vercruysse J.

RESUME
Des investigations ont été conduites à Kinding Ndjabi, Kinding Nyingo et Makénéné afin de déterminer le niveau actuel de transmission de la bilharziose et des helminthes intestinaux dans ces localités. Les résultats de cette étude révèlent d’importants changements épidémiologiques dans ces foyers. Il apparaît ainsi que la transmission de la schistosomiase a cessé à Kinding Ndjabi. En outre, l’étude montre une forte diminution de la prévalence de Schistosoma mansoni à Makénéné, de 82% en 1987 à 18% en 2001. Les prévalences des helminthiases intestinales (Ascaris lumbricoides et Trichuris trichiura) sont plus élevées, avec environ 60% de personnes parasitées par au moins l’une de ces deux espèces d’helminthes.

Mots clés : Bilharziose, Schistosoma mansoni, Schistosoma haematobium, Schistosoma intercalatum, Ascaris lumbricoides, Trichuris trichiura, Cameroun..

ABSTRACT
Schistosomiasis and geohelminthiasis in the District of Makénéné, Cameroon.

Studies were conducted in Kinding Ndjabi, Kinding Nyingo and Makénéné in order to assess the current level of schistosomiasis and intestinal helminthiasis in these localities. The results show important epidemiological changes in these foci. Indeed, it appeared that the transmission of schistosomiasis has ceased in Kinding Ndjabi. Moreover, the infection prevalence of Schistosoma mansoni in Makénéné has dropped from 82% in 1987 to 18% in 2001. The infection prevalences of intestinal helminthiasis (Ascaris lumbricoides and Trichuris trichiura) were high, with about 60% of people infected by at least one of the two helminth species.

Key Words : Schistosomiasis, Schistosoma mansoni, Schistosoma haematobium, Schistosoma intercalatum, Ascaris lumbricoides, Trichuris trichiura, Cameroon.

Sommaire
New tools and new knowledge about Trypanosoma brucei gambiense infections in Cameroon.

Asonganyi T, Nkinin S, Simo G.

ABSTRACT
Until 1987, only 5 Trypanosoma brucei gambiense stocks from Cameroon (SANE, MOS, BIM, JUA, AYL) made the rounds of trypanosomiasis research laboratories around the world to be used as reference stocks for the characterisation of T. b. gambiense and other trypanosomes of the subgenus Trypanozoon. This was due to the technical difficulties encountered during isolation in the field and mass culture of T. b. gambiense stocks since the standard procedure of injecting body fluid from patients into rats or mice has had very little success in Cameroon like in several other T. b. gambiense endemic areas.
Recently the introduction of novel approaches for sampling T. b. gambiense in the field like the KIVI (Kit for In Vitro Isolation) or transformation through the natural cycle in tsetse, as well as improvement on the principal procedures for characterising trypanosomes based on isoenzymes and DNA polymorphism analyses have led to the isolation and characterisation of 70 new T. b. gambiense stocks from Cameroon.
Characterisation results revealed that all these stocks from Cameroon belong to T. b. gambiense group 1. It has also been shown using new markers that Human African Trypanosomiasis due to T. b. gambiense is a zoonosis in Cameroon since infections have been detected in domestic and wild animals. Some of the new stocks have been isolated from these hosts..

Key-words : Trypanozoon, isoenzymes, DNA polymorphism, T.b. gambiense group 1, zoonosis, Cameroon.

RESUME
Nouveaux outils et nouvelles connaissances sur les infections à Trypanosoma brucei gambiense au Cameroun.

Jusqu’en 1987, seulement 5 souches (SANE, MOS, BIM, JUA and AYL) de T. b. gambiense camerounaises étaient disponibles dans différents laboratoires de recherche sur les trypanosomiases pour la caractérisation et l’analyse des trypanosomes du sous genre Trypanozoon. Ceci était dû aux difficultés techniques rencontrées dans l’isolement sur le terrain et la culture de masse des souches de T. b. gambiense puisque la méthode standard d’inoculation du fluide corporel d’un sommeilleux chez les rats ou les souris connaissait très peu de succès au Cameroun comme dans plusieurs zones endémiques à T. b. gambiense.
Récemment, les nouveaux outils d’échantillonnage de T. b. gambiense sur le terrain notamment le KIVI (Kit for In Vitro Isolation) et le vecteur naturel (glossine) ainsi que l’amélioration des techniques biochimiques de caractérisation des souches isolées en utilisant les isoenzymes et l’ADN ont permis d’isoler et de caractériser 70 nouvelles souches de T. b. gambiense du Cameroun.
Les résultats de la caractérisation ont montré que l’ensemble de ces souches camerounaises était du groupe I. Avec les nouveaux outils, il a été possible de démontrer que la trypanosomiase humaine africaine à T. b. gambiense est une zoonose au Cameroun puisque les infections ont été détectées chez les animaux sauvages et domestiques. Certaines souches disponibles actuellement ont été isolées chez ces hôtes.

Mots clés : Trypanozoon, isoenzymes, polymorphisme d’ADN, T.b. gambiense groupe 1, zoonose, Cameroun.

Sommaire