| Comment le recevoir ? |
Sortie le 10 Juin 2001. Volume 34(2)
![]()
|
documentation |
|
|
![]()
La presbytie chez le
noir camerounais en milieu urbain.
Bella-Hiag A.L, Ebana Mvogo C, Metogo Mbarga B.
RESUME
But de l'étude : la pratique quotidienne de l'ophtalmologie
dans notre milieu nous a menés à deux constatations
: la rareté de la presbytie avant l'âge de 40 ans,
contrairement à ce qui est décrit dans la littérature
(Loyer et al,1985), et la précocité de ce symptôme
dans la population féminine. Nous avons entrepris ce travail
afin d'évaluer l'âge moyen de la presbytie parmi
nos patients.
Matériel et méthode : nous avons réalisé
une étude rétrospective parmi les patients de plus
de 30 ans ayant consulté pour une baisse visuelle de près
à l'Hôpital Général de Douala sur une
période de 6 ans. L'âge, le sexe, le type de réfraction
utilisé, l'amétropie rencontrée étaient
pris en compte.
Résultats : Parmi les 1376 dossiers répertoriés,
1077 patients âgés de 36 à 66 ans ont eu une
prescription optique de presbytie. Leur âge moyen est de
44 ans et 6 mois, avec une différence statistiquement significative
entre les deux sexes : 43 ans et 10 mois pour les femmes, 45 ans
3 mois pour les hommes.
La presbytie est chronologiquement retrouvée d'abord chez
l'emmétrope, l'hypermétrope, l'astigmate et enfin
chez le myope.
89 personnes des 371 âgées de moins de 40 ans ont
eu une prescription optique plurifocale (soit 24%) dont seulement
5 après skiascopie(3.8%).
L'étude de la réfraction confirme la prépondérance
des amétropies hypermétropiques dans la population
camerounaise.
Conclusion : Ainsi, nous pensons que la relative précocité
de la presbytie du noir camerounais est en rapport avec une hypermétropie
non compensée, et que la pratique de la skiascopie sous
cycloplégie doit être généralisée.
Mots-clés : Hypermétropie, Presbytie, Skiascopie.
ABSTRACT
The presbyopia among black cameroonians
Purpose : Daily practice of ophthalmology
in our country leads us to two ascertainments: presbyopia is rare
under 40 years old in opposite with the literature (Loyer et all,
1985), and it happens earlier among women. We attempted this study
in the aim to evaluate the mean age of presbyopia in black cameroonians.
Methods : we realised a retrospective study among patients over
30 years old who complained of near vision difficulties at General
Hospital of Douala during six years.
Results : 1376 files were selected; among them 1077 were far-sighted
. The mean age is 44 years 6 months, statistically different between
both sex : 43 years 10 months for the women, 45 years and 3 months
for the men.
Presbyopia happens earlier in emmetropia, then hypermetropia,
astigmatism and finally in myopia.
89 over 371 patients under 40 years old (24%) were long-sighted;
but only 5 of them(3.8%) had have objective refraction. The more
common ametropia in this group is hypermetropia and hypermetropic
astigmatism .
Conclusion : Thus, untreated hypermetropia appears as the major
cause of the low age of presbyopia among black cameroonians. We
think that skiascopy must be largely used in our country.
Key words
: Hypermetropia, Presbyopia,
Skiascopy
Sommaire![]()
Le
paludisme urbain à Yaoundé (Cameroun) en 2000. Etude
entomologique dans le quartier central "Dakar".
Nimpaye H, Van Der Kolk M, Fontenille D, Boudin C.
RESUME
Une étude longitudinale, réalisée de janvier
2000 à décembre 2000 a permis d'étudier la
composition de la faune anophélienne agressive pour l'homme
et la transmission du paludisme urbain dans un quartier central
de la ville de Yaoundé (quartier Dakar). Quatre espèces
d'anophèles ont été capturées pendant
la nuit lorsque les femelles agressives se posaient sur des volontaires
à l'intérieur des maisons : Anopheles gambiae,
An. funestus, An. hancocki et An. nili. Les indices
sporozoïtiques de An. gambiae et An. funestus
étaient respectivement de 2,7%, et 1,3%. Leur taux de parturité
annuels étaient de 52,5% pour An. gambiae et 54,5%
pour An. funestus. Une différence non-significative
(p>0,05) a été notée entre les indices
sporozoitiques et les taux de parturité annuels des deux
vecteurs. An. gambiae et An. funestus représentaient
98% des captures d'anophèles et ont effectué une
moyenne de 4 piqûres par homme et par nuit. Le taux d'inoculation
entomologique global a été estimé à
33,5 pi/h/an (piqûres infectantes par homme par an). Dans
ce quartier, la transmission vectorielle a été observée
toute l'année, et était assurée par An.
gambiae (29,7 pi/h/an) et par An. funestus (3,8 pi/h/an).
Mots clés : Paludisme urbain, transmission,
urbanisation, An. gambiae, An. funestus, Cameroun.
ABSTRACT
A longitudinal study was conducted
from January 2000 to December 2000 in the Dakar quarter from Yaoundé.
The aim of this survey was to capture malaria vectors and to evaluate
malaria transmission. Four species of anopheline have been captured:
An. gambiae, An. funestus, An. hancocki and An. nili.
An. gambiae and An. funestus have been found carrying
Plasmodium sporozoites in their salivary glands (sporozoite indexes
of 2.7% and 1.3% of respectively). The parity rates were 52.5%
for An. gambiae and 54.5% for An. funestus, without any
significant differences. An. gambiae and An. funestus
counted for 98% of all anopheline mosquitoes caught during the
survey, with a mean value of 4 bites per man per night. The entomological
inoculation rate was 33.5 infecting bites per man per year. In
this quarter, transmission was observed throughout the year mostly
by An. gambiae (EIR : 29.7), and secondarily by An.
funestus (EIR : 3.8).
Key words : Urban malaria,
transmission, town, An. gambiae, An. funestus, Cameroon.
Sommaire![]()
Les schistosomoses
dans le bassin de la Bénoué (Nord Cameroun).
Cunin P, Poste B, Djibrilla K, .Martin P.M.V.
RESUME
L'installation de S. mansoni à Bessoum, près du
lac de Lagdo, dans le Nord Cameroun, favorisée par l'irrigation
et la riziculture, a été à l'origine d'une
épidémie de diarrhée sanglante en 1997-1998.
Une enquête de prévalence des schistosomoses a été
effectuée dans 10 autres villages de la rive Est de la
Bénoué. S. haematobium touche tous les villages
avec un taux médian de 79,4%. S. mansoni n'est focalisé
qu'aux villages proches des rizières ou des canaux d'irrigation,
où le taux approche ou dépasse 50% : le taux médian
est de 17%. Six villages sont des foyers mixtes S. haematobium
- S. mansoni. S. mansoni pourrait exploser sur le mode épidémique
dans des villages où l'irrigation va être prochainement
étendue.
Mots clés : Schistosoma mansoni, Schistosoma
haematobium, épidémie, prévalence, irrigation,
Cameroun.
Sommaire![]()
La
bilharziose et les géohelminthiases dans larrondissement
de Makénéné, province du Centre, Cameroun.
Tchuem Tchuenté L.A, Southgate V.R, Vercruysse J.
RESUME
Des investigations ont été conduites à Kinding
Ndjabi, Kinding Nyingo et Makénéné afin de
déterminer le niveau actuel de transmission de la bilharziose
et des helminthes intestinaux dans ces localités. Les résultats
de cette étude révèlent dimportants
changements épidémiologiques dans ces foyers. Il
apparaît ainsi que la transmission de la schistosomiase
a cessé à Kinding Ndjabi. En outre, létude
montre une forte diminution de la prévalence de Schistosoma
mansoni à Makénéné, de 82% en 1987
à 18% en 2001. Les prévalences des helminthiases
intestinales (Ascaris lumbricoides et Trichuris trichiura) sont
plus élevées, avec environ 60% de personnes parasitées
par au moins lune de ces deux espèces dhelminthes.
Mots clés : Bilharziose, Schistosoma
mansoni, Schistosoma haematobium, Schistosoma intercalatum,
Ascaris lumbricoides, Trichuris trichiura, Cameroun..
ABSTRACT
Schistosomiasis and geohelminthiasis in the District of
Makénéné, Cameroon.
Studies were conducted in Kinding Ndjabi, Kinding Nyingo and Makénéné
in order to assess the current level of schistosomiasis and intestinal
helminthiasis in these localities. The results show important
epidemiological changes in these foci. Indeed, it appeared that
the transmission of schistosomiasis has ceased in Kinding Ndjabi.
Moreover, the infection prevalence of Schistosoma mansoni in Makénéné
has dropped from 82% in 1987 to 18% in 2001. The infection prevalences
of intestinal helminthiasis (Ascaris lumbricoides and Trichuris
trichiura) were high, with about 60% of people infected by at
least one of the two helminth species.
Key Words : Schistosomiasis, Schistosoma mansoni,
Schistosoma haematobium, Schistosoma intercalatum, Ascaris lumbricoides,
Trichuris trichiura, Cameroon.
Sommaire![]()
New tools and new knowledge
about Trypanosoma brucei gambiense infections in Cameroon.
Asonganyi T, Nkinin S, Simo G.
ABSTRACT
Until 1987, only 5 Trypanosoma brucei gambiense stocks
from Cameroon (SANE, MOS, BIM, JUA, AYL) made the rounds of trypanosomiasis
research laboratories around the world to be used as reference
stocks for the characterisation of T. b. gambiense and
other trypanosomes of the subgenus Trypanozoon. This was
due to the technical difficulties encountered during isolation
in the field and mass culture of T. b. gambiense stocks
since the standard procedure of injecting body fluid from patients
into rats or mice has had very little success in Cameroon like
in several other T. b. gambiense endemic areas.
Recently the introduction of novel approaches for sampling T.
b. gambiense in the field like the KIVI (Kit for In Vitro
Isolation) or transformation through the natural cycle in tsetse,
as well as improvement on the principal procedures for characterising
trypanosomes based on isoenzymes and DNA polymorphism analyses
have led to the isolation and characterisation of 70 new T.
b. gambiense stocks from Cameroon.
Characterisation results revealed that all these stocks from Cameroon
belong to T. b. gambiense group 1. It has also been shown
using new markers that Human African Trypanosomiasis due to T.
b. gambiense is a zoonosis in Cameroon since infections have
been detected in domestic and wild animals. Some of the new stocks
have been isolated from these hosts..
Key-words : Trypanozoon, isoenzymes, DNA
polymorphism, T.b. gambiense group 1, zoonosis, Cameroon.
RESUME
Nouveaux outils et nouvelles connaissances sur les infections
à Trypanosoma brucei gambiense au Cameroun.
Jusquen 1987, seulement 5 souches (SANE, MOS, BIM, JUA and
AYL) de T. b. gambiense camerounaises étaient disponibles
dans différents laboratoires de recherche sur les trypanosomiases
pour la caractérisation et lanalyse des trypanosomes
du sous genre Trypanozoon. Ceci était dû aux
difficultés techniques rencontrées dans lisolement
sur le terrain et la culture de masse des souches de T. b.
gambiense puisque la méthode standard dinoculation
du fluide corporel dun sommeilleux chez les rats ou les
souris connaissait très peu de succès au Cameroun
comme dans plusieurs zones endémiques à T. b.
gambiense.
Récemment, les nouveaux outils déchantillonnage
de T. b. gambiense sur le terrain notamment le KIVI (Kit
for In Vitro Isolation) et le vecteur naturel (glossine) ainsi
que lamélioration des techniques biochimiques de
caractérisation des souches isolées en utilisant
les isoenzymes et lADN ont permis disoler et de caractériser
70 nouvelles souches de T. b. gambiense du Cameroun.
Les résultats de la caractérisation ont montré
que lensemble de ces souches camerounaises était
du groupe I. Avec les nouveaux outils, il a été
possible de démontrer que la trypanosomiase humaine africaine
à T. b. gambiense est une zoonose au Cameroun puisque
les infections ont été détectées chez
les animaux sauvages et domestiques. Certaines souches disponibles
actuellement ont été isolées chez ces hôtes.
Mots clés : Trypanozoon, isoenzymes,
polymorphisme dADN, T.b. gambiense groupe 1, zoonose,
Cameroun.